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Entretien avec Morgane Hélo, finaliste de la Social cup édition avec son projet Athleticolibri.

La vie avant l’entrepreneuriat

Tout juste diplômée de son Bac Scientifique, Morgane s’est lancée dans un DUT de génie mécanique. “Je n’avais jamais réfléchi à mon avenir, je savais juste que j’allais être ingénieure” nous confie-t-elle, “mais je marche beaucoup aux valeurs et j’ai décidé d’arrêter.” Durant 2 ans, Morgane a travaillé dans une usine et avait, en permanence, pleins d’idées qui lui venaient en tête. Ce fut très frustrant pour elle de ne pas pouvoir les mettre en oeuvre. “Je devais faire quelque chose à mon échelle donc je me suis convaincue toute seule que ça allait marcher”, c’est de là que son aventure entrepreneuriale a commencé, malgré l’incompréhension de sa famille.

Face à la réalité il fallait faire quelque chose

Son service civique au sein d’Unis-Cité l’a introduit au monde entrepreneurial. Déjà écolo et très sportive, son projet prend sens lors d’un voyage au Cambodge où, nous dit-elle: “la pollution m’a choqué et il fallait que je fasse quelque chose”. Elle a donc décidé de créer Athleticolibri pour regrouper sa passion et ses convictions dans un projet qui a du sens.

L’idée ? Une salle de sport où l’énergie est produite grâce aux sportifs. Les équipements existant déjà (notamment à Portland où a été inventé le 1er vélo producteur d’énergie), Morgane sait que son idée peut marcher à la Rochelle où elle compte ouvrir la première salle de sport écolo.

Le sentiment d’être entourée

Morgane porte ce projet seule depuis le début mais “c’est grâce à des institutions que l’on voit qu’on est pas tout seuls même si en tant que jeune entrepreneur on a un sens de rébellion parce qu’on casse tous les codes”. C’est aussi grâce à de nombreux bénévoles qui l’aident ponctuellement en mettant leur compétences au service de son projet. Maintenant c’est grâce aussi à la Social cup qui lui a permis de rencontrer plein de beaux projets qu’elle envisage de visiter lors d’un tour de France des territoires. Elle nous raconte : “J’étais tellement contente pour les membres de Biocoat, qui m’ont battu lors du premier tour, parce que je ne les voyais pas comme des concurrents”.

c’est grâce à des institutions qu’on voit qu’on n’est pas tout seuls même si en tant que jeune entrepreneur on a un sens de rébellion parce qu’on casse tous les codes”

La vision à long terme

Son objectif est d’ouvrir la salle de sport dans 4 ans. Cela peut sembler loin mais avant Morgane souhaite mettre en place tout un volet de sensibilisation. Tout d’abord en faisant passer son message dans des grands évènements comme des marathons, triathlons ou tours de France, ensuite en organisant des évènements propres à sa communauté (par exemple une course où celui qui collecte le plus de déchets devient le grand gagnant). Ensuite, avec l’ouverture de sa salle de sport, Morgane souhaite rendre le bâtiment autonome en énergie et revendre le surplus. Mais elle voit encore plus grand et plus loin car elle aimerait ouvrir un laboratoire pour développer une gamme plus grande de machines de sport autonomes à l’énergie hydraulique. “Un entrepreneur doit voir loin” nous explique-t-elle “il faut être persévérant et ne pas avoir peur à l’échec malgré la concurrence du marché”. “Heureusement dans l’ESS, les entreprises sont là pour s’imbriquer” conclut-elle, ça l’encourage à aller de l’avant.

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